

considérée
comme l'emblème musical du Brésil dans le monde entier à
travers le Carnaval de Rio de Janeiro.
Musique purement carioca (c'est-à-dire de Rio), le Samba trouve ses origines en Afrique bien sûr mais surtout au Nord-Est du Brésil et dans les cérémonies du Candomblé et de sa version carioca, la Macumba.
Par ailleurs, l'image "touristique" que l'on a de cette musique ne doit pas cacher une réalité beaucoup plus riche musicalement et plus profonde culturellement.
La Semba faisait ainsi partie de la tradition angolaise des rythmes et danses de la fécondité (Semba signifie nombril). Rien de surprenant quand on voit la sensualité qui se dégage de la danse du Samba actuel!
On suppose que le Samba est né ainsi, de diverses influences et sous diverses formes, avant de connaître un grand succès lors du Carnaval de 1917 avec la chanson "Pelo Telefone".
Dès lors, son évolution et son histoire seront intimement liées au carnaval.
Rythmiquement,
le principe du Samba est relativement simple : la mesure est à
deux temps, avec une accentuation
sur le 2e temps. Sur
cette base, chaque instrument va "poser" sa phrase, pour former
avec l'ensemble une polyrythmie parfois complexe et très dynamique.
Les instruments varient selon les styles mais on peut citer le surdo, la caixa, le repique, le tamborim et la cuica, symbole musical de Rio de Janeiro (Pour plus de détails, rendez-vous à la page Découvrez les Percussions).

L'orchestre de percussions, la Batucada, accompagne en général un chant, dont les paroles, selon les styles de Samba, sont satiriques, politiques ou romantiques.

Le Samba connaîtra plusieurs phases d'évolution au sein et en dehors du Carnaval, à partir des années 30, avec le compositeur Noel Rosa, dans les années 50, avec le flûtiste Pixinguinha et depuis les années 80 avec Paulinho da Viola.
Divers styles de Samba vont ainsi émerger, joués et dansés par différents groupes socio-culturels cariocas ; on dénombre de nombreuses variantes de Samba entre Rio de Janeiro et São Paulo dont :
Peu à peu, les Cordoès, groupes d'hommes, vont défiler et s'organiser en Ranchos, où les classes sociales et les rythmes vont se mêler.
Afin de rassurer les autorités et feindre la bienséance, on créa, au début du 20e siècle, les Ecoles de Samba dont la plus ancienne, l'Estação Primeira de Mangueira, est encore aujourd'hui l'une des plus prestigieuses avec celle de Portela.
Depuis 1935, et surtout 1984, date de construction du "Sambodromo", les Ecoles défilent devant des milliers de spectateurs pour un concours que chaque formation prépare fébrilement pendant toute l'année. Dans ce contexte, le rôle de coordination du Mestre de Bateria est essentiel car les musiciens, entre 300 et 400 (!), se répartissent sur une très grande distance.
Les percussions présentes dans le Enredo sont principalement les suivantes : surdo, caixa, tamborim, chocalhos, cuica.
Selon les périodes de la vie sociale et politique du Brésil, les textes des chansons sont dédiés aux personnages historiques, au peuple brésilien ou, à l'inverse, se transforment en critique ironique du pays.

Joué par des musiciens de rue, le répertoire du Chôro est composé d'airs mélancoliques (chorô voulant dire "pleurs" en brésilien) ou romantiques et de danses "à la mode".
Dans les années 30, le Chôro va devenir plus sophistiqué et se mêler au rythme du Samba.
De grands compositeurs et interprètes vont s'en inspirer comme Noel Rosa lui-même, et le célèbre flûtiste Pixinguinha avec ses différents orchestres comme les Oitos Batutos et A Velha Guarda.
Le Samba Chôro se joue en général avec les instruments suivants : surdo, ganza ou recoreco, pandeiro, guitare à 7 cordes, cavaquinho (petite guitare carioca typique) et flûte.

Né de réunions de musiciens aux tables de bars ou dans les cours (le premier groupe s'appellera d'ailleurs Fundo De Quintal, littéralement "fond de jardin"), ce style de musique doit son aspect convivial à sa simplicité dans l'exécution et l'orchestration : un musicien lance une rythmique ou une série d'accords sur le cavaquinho et le chanteur soliste improvise des textes ou lance des strophes souvent banales reprises en choeur par les musiciens. La musique est beaucoup moins sonore que dans les autres styles de Samba, avec des versions "à main" du surdo (tão-tão) ou du repique (repique de mão).
Le tamborim est là aussi mais joué avec une baguette pour un son moins claquant, ainsi que le pandeiro et la cuica.

