

Le Candonguero, nom d'un tambour typique angolais, va donner son nom au Candomblé, ensemble de rites et de cérémonies présent surtout au Nord-Est du Brésil (le Nordeste) et Salvador de Bahia.
Dirigées
par un Pai de Santo (ou plus souvent par une Mai de Santo),
les cérémonies du Candomblé se caractérisent
par une dévotion aux dieux africains, d'origine
Yoruba,
Fon
et Gun essentiellement
(Culte des Vodun).

La percussion joue ainsi en accompagnement ou en solo des rythmes particuliers pour chaque dieu, comme Aguerê pour Oxosi ou Bravum pour Ogum, dieu de la guerre.
Avec l'atabaque et l'agogo, les percussions participent pleinement au rite, appelant les Orixas et provoquant la transe des initiés.
Après l'abolition de l'esclavage en 1888, beaucoup de noirs venant surtout du Nordeste vont s'installer dans les périphéries des grandes villes du Sud comme Rio de Janeiro ou São Paulo à la recherche de travail.
D'autres formes de cultes vont ainsi se développer, comme la Macumba à Rio et São Paulo, ou l'Umbanda, imprégnée de magie blanche, et la Quimbanda, faisant appel à la magie noire, ces deux derniers rites étant surtout présents dans les campagnes et parmi les populations pauvres.
Ces diverses formes conservent un même fondement : dualité des mondes naturels et surnaturels, foi en l'énergie créatrice Axê et dans les Orixas, synthèse de façade avec le catholicisme.
Dans la Macumba, Oxala prend ainsi le nom de Jésus-Christ et Iemanja, déesse de la mer, celui de la Vierge Marie.
Peu à peu, surtout depuis les années 40, les lieux de cultes (Terreiros) sortent de l'ombre pour être aujourd'hui omniprésents dans la vie de millions de brésiliens de toutes origines.


La vivacité de la musique rituelle est telle qu'elle a donné naissance à quasiment toutes les musiques modernes du Brésil comme le Samba ou le Samba Reggae. Ces versions "de rue" sont peut-être moins directement imprégnées de religiosité mais gardent l'authenticité des premiers rituels afro-brésiliens.
