Capoeira - Illustration de JM Rugendas
les esclaves ont cherché à préserver leur identité et se sont rebellés contre les propriétaires blancs par la fuite ou l'insoumission.
La Capoeira est l'une des formes les plus subtiles et les plus vivantes encore aujourd'hui de cet esprit de résistance. Même si les avis divergent quant à son origine, il est plus ou moins admis qu'elle prend sa source en Angola, bien avant la traite des noirs.
Capoeira - Illustration de J.M. Rugendas

Sans armes, les esclaves créèrent ainsi un art de combat où seuls les pieds intervenaient afin de pouvoir se battre les mains attachées dans le dos.

Ainsi, se mêlèrent lutte, danse, musique et chant, avec des textes faisant allusion au passé africain ou ironisant sur le comportement des maîtres blancs. L'esclave gardait sa dignité tout en se préparant au combat.
Brazil : Capoeira, Samba de Roda, Maculelê

Comme les autres formes d'expression d'origine africaine, tels le Candomblé ou le Samba, la Capoeira fut interdite à la fin du 19e siècle par les nouvelles autorités brésiliennes qui y voyaient un délit punissable de prison ou d'exil.

Pourtant, elle resta vivace dans la clandestinité et, lorsque la dictature de Getulio Vargas s'assouplit quelque peu dans les années 30, elle ressurgit dans la vie culturelle du Brésil, se mêlant à d'autres formes de musique et d'art martial.

L'un des premiers "Maîtres" de Capoeira, Mestre Bimba, fonda ainsi la première académie de Capoeira à Salvador de Bahia, puisant dans le Jui Jitsu et le Judo pour plus d'efficacité dans le combat et créa un nouveau style plus moderne, la Capoeira Regional, différente de la Capoeira traditionnelle, dite Capoeira de Angola.

La Capoeira se pratique en général à deux adversaires
Joueur de Berimbau

Aujourd'hui, la Capoeira est considérée comme le sport national brésilien et de nombreuses écoles se créent à travers le monde, notamment en Europe.

Sport complet pour les uns, danse étrange pour les autres, elle garde pour les descendants des esclaves un rôle primordial, symbole de la résistance à l'oppression et de la dignité de l'homme noir.

Cette ambiguïté se retrouve dans le sens même du terme Capoeira, désignant la basse-cour, la volaille ou encore le champ que l'on brûle avant la prochaine récolte.
Plusieurs variantes ont vu le jour depuis, avec une même base commune : le mouvement de base (la Ginga), le rituel omniprésent (comme le Tico Tico Naranja), l'importance du respect entre les participants et la recherche du "danger" dans la lutte simulée.

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Les instruments les plus représentés sont l'atabaque, les agogos, le pandeiro et surtout le berimbau, arc musical à la sonorité envoûtante et rappelant le chant d'un oiseau.
Comme le chant, la musique percussive tient un rôle fondamental dans le jeu de la Capoeira, avec des rythmes particuliers pour chaque phase de la danse, tels le São Bento Grande ou l'Axé Maria.
Les Cours & Stages
La Batterie
Les Percussions
L'Histoire
Transformé ou réinventé par les esclaves, l'art de la lutte ancestral s'est développé, surtout au Nord-Est du Brésil.
Il était par ailleurs impératif de cacher aux esclavagistes le véritable but de la Capoeira ; elle prit ainsi la forme d'une danse au milieu d'un cercle de musiciens/chanteurs.
Cette lutte s'est adaptée aux lieux de combat, par exemple les hautes herbes où les nouvelles techniques permettaient de combattre à ras le sol.
Depuis les débuts de la traite des noirs au Brésil au 16e siècle,